Chrysaor - Background

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Chrysaor - Background

Message par Chrysaor le Ven 26 Mai - 19:08




Nom officiel = Chrysaor d'Hélios
Age = 35 ans, date de naissance inconnue.
Origine = Eurasie, Terre, Système Hélios
Aptitude = Magister Biotique - Foudre de Guerre
Grade = Commandant Spectre du SSV Saratoga  Cool


Histoire :

Je m’appelle…en y pensant je n’ai pas vraiment de nom. Dans les bas-fonds délaissés et oubliés du vieux monde, sur Terre, les autres gamins m’appelaient Balafre. C’était en référence à la cicatrice qui parcourait mon visage, acquise très tôt en défendant mon petit frère.

Nous avons tous deux grandi dans ce lieu que l’on nommait entre nous la « Décharge », un endroit où échouaient ceux qui n’avaient plus d’argent, qui n’en avaient jamais eu ou qui étaient nés là et y mourraient probablement. Un endroit bien loin des étoiles, du progrès et des bien-pensants censés nous diriger.  La décharge regorgeait d’orphelins dans notre genre, se regroupant la plupart du temps en bandes pour mieux survivre. Il fallait être rapide, sans pitié et brutal. Si on ne comprenait pas cela, on mourrait très vite.




Avoir quelqu’un à défendre m’empêcha sûrement de devenir cruel mais m’obligea également à ignorer tout remord. Je faisais ce qui devait être fait pour survivre et protéger mon petit frère.
C’est dans un combat pour quelques boites de conserves que je découvris mes pouvoirs. Je ne devais pas avoir plus de 10 ans. Notre bande n’avait pas mangé depuis plusieurs jours et nous venions de réussir à mettre la main sur une caisse pleine de nourriture. Notre bonheur nous poussa à être imprudents et un groupe d’adultes nous coinça au détour d’une ruelle. Les gamins étaient toujours des cibles faciles et prometteuses : on se faufilait partout dans la décharge, accédant à des zones où les adultes ne pouvaient pas aller, et nous étions faciles à piller.

Nous étions affamés et fatigués, ils nous attrapèrent sans mal. Avoir une lame sous la gorge, subir la violence et quelques coups était notre quotidien. Ce n’est pas ça qui me fit exploser. On détestait les adultes de la décharge. Parfois, ils attrapaient un gosse et celui-ci ne revenait jamais.



Alors lorsque deux d’entre eux se mirent à attraper l’une des nôtres, je ne pus rester sans rien faire. Je me saisis d’une lame que je cachais dans ma botte et entaillai la main de celui qui me tenait avant d’essayer d’atteindre sa gorge. Mais j’étais épuisé et je fus trop lent. Son poing me cloua au sol. Le goût du sang, les vertiges, les coups de bottes dans les côtes et la vision de notre amie entrainée derrière un mur entrouvrit une porte en moi et l’espace d’un instant j’eus l’impression d’exploser littéralement.A mon réveil, je fus pris de nausées et d’une faiblesse comme je n’en avais jamais ressenties. Tout autour de moi, des mains m’agrippaient, me forçant à avaler quelque chose de sucré. Il n’y avait plus de mur, seulement une immense mare de sang.

La première manifestation de mes pouvoirs biotiques fut erratique, incontrôlée et dangereusement puissante mais elle nous sauva, moi, mon frère et la bande. A cette époque, je ne comprenais pas ce que cela signifiait, utiliser ses pouvoirs sans implant était inconcevable, même si par la suite cela se cantonna, malgré tous mes efforts, à soulever des figurines en plomb. Après cela, les autres groupes nous évitèrent et nous connûmes une période heureuse.

Puis mon frère tomba malade. Il saignait fréquemment du nez et des oreilles. Même nous, qui n’avions aucune éducation, savions que cela était grave.

Il y avait ces gens qui passaient parfois dans la décharge. Ils n’étaient pas d’ici, ils venaient de loin, du ciel. Ils portaient de longues tenues blanches, immaculées, arborant un symbole noir et orange et étaient propres. Ils parlaient bien et donnaient quelques soins aux enfants du coin. Jusqu’à présent, j’avais interdit à ceux de la bande d’aller les voir. Je ne les sentais pas et mon instinct ne me trompait jamais. Pourtant, devant l’état de mon frère qui s’aggravait de jour en jour, je finis par aller les voir. Ils nous auscultèrent et nous parlèrent avec de grands sourires. Des sourires morts. Mon frère allait mieux à chaque fois que nous passions les voir. Je restais méfiant mais j’avais aussi appris à tirer avantage de tout. Un jour, ils m’expliquèrent que mon frère avait une maladie grave et qu’ils devaient l’amener pour pouvoir le soigner définitivement. J’étais également atteint et ma bande probablement « contaminée ». Le soir même, mon frère et plusieurs autres se mirent à cracher du sang.

Même si j’avais appris à vivre dans cet endroit hostile, je n’étais qu’un gamin et j’étais encore naïf. J’acceptais leur demande et ils nous amenèrent loin de la décharge, loin de chez nous. Je ne revis jamais les autres et on me garda éloigné de mon frère la plupart du temps, pour son « bon rétablissement », me disait-on. Ils me laissaient le voir juste assez pour m’empêcher de me rebeller. A chaque fois il m’apparaissait en bonne santé, bien traité et heureux d’apprendre. On nous enseigna à lire, écrire et compter mais également l’histoire de la Terre et de l’univers au-delà.  J’appris que l’organisation qui nous avait recueillis se nommait « Cerberus ».

Cette période tranquille se termina à l’approche de ma puberté. Une nuit, autour de mes 13 ans, des hommes en armure et armés pénétrèrent dans ma chambre et m’injectèrent un sédatif.



A mon réveil, j’étais dans une pièce totalement différente, aux murs transparents, et mon crâne était sur le point d’exploser. On m’avait rasé et je me souviens encore de ma terreur lorsque mes doigts avaient effleuré les broches plantées dans mon crâne. Ils m’avaient ouvert la tête et mis quelque chose en moi, je le sentais. Mais j’étais en vie et des années à survivre dans la décharge m’empêchèrent de céder à la panique. Je me mis à étudier mon environnement. Le mur du fond était opaque et présentait trois alcôves : l’une avec un matelas, l’autre avec des toilettes et une dernière avec un bassin rempli d’eau. Les trois autres murs étaient transparents. Celui d’en face donnait sur un large chemin par lequel passaient plusieurs hommes et femmes en blouses blanches. Les murs à ma droite et à ma gauche donnaient sur des salles voisines identiques, certaines occupées par des enfants ou des adolescents, d’autres vides. A partir de ce moment, j’appris que parler, poser des questions, se rebeller étaient synonymes de punitions, de souffrances et de privations. Faire ce qui était demandé, réussir et être coopératif étaient récompensés en nourriture, repos et intimité. Nous avions tous des pouvoirs biotiques et on nous étudiait, nous entrainait et nous étudiait encore. On ne nous laissait pas communiquer entre nous, même la nuit, lorsque les lumières étaient éteintes. Tisser des liens s’était également souffrir : régulièrement, nous devions nous affronter dans des exercices pour développer nos aptitudes biotiques. Cela se terminait toujours mal.



Je ne sais pas combien de temps je passai dans cette cage. La décharge m’avait appris à survivre et à fermer mon esprit sur ce qui aurait pu le détruire. De cette période, mon esprit ne garde qu’un sentiment de fermeture totale. Tous les jours je restais accroché à l’idée qu’un jour je sortirais d’ici et retrouverais mon frère. Je fus patient et une occasion se présenta.

Une nuit, une explosion fit trembler le complexe. On entendait au loin des coups de feu et des cris. Plusieurs scientifiques passèrent devant nos cellules en courant. Je tentai ma chance et me concentrai sur la vitre, suscitant une petite impulsion gravitationnelle. Il n’y eut aucune réaction, aucune alarme. La barrière était désactivée. L’instant tant attendu était enfin venu. Je fis exploser la vitre et m’élançai dans le couloir. Nous n’étions plus très nombreux. Beaucoup n’étaient pas revenus des salles d’opération et d’entrainement. A chaque fois que je passais devant une cellule habitée, je tapais à la vitre encourageant son occupant à se libérer. J’aurais pu le faire moi-même mais la survie était aussi une question de tactique et de gestion de ses ressources : pour m’évader je devais garder mes forces et ceux qui n’étaient pas capables de briser une vitre de 5 cm d’épaisseur n’étaient pas assez forts pour survivre. Nous ne connaissions pas le chemin vers la sortie, notre vie ici se résumant à une série de pièces et de galeries strictement définies. Mais dans le chaos ambiant qui régnait, trouver un de nos geôliers ne fut pas difficile. Sous la contrainte, l’homme nous guida et nous piégea grossièrement. Nous débarquâmes dans une grande pièce munie d’une série de tableaux de commande, occupée par plusieurs soldats de Cerberus  et des derniers scientifiques encore en vie. Le combat s’engagea et nous prîmes rapidement le dessus. C’est alors qu’un de mes compagnons retourna son attaque contre moi. Je perdis connaissance.

A mon réveil, je découvris un visage horrible. Carapaçonné, osseux, des yeux jaunes luisant et une gueule garnie de dents. Je n’avais jamais rencontré d’extraterrestre jusqu’à présent et ce Turien se mangea une décharge gravitationnelle à bout portant. Heureusement pour moi, une Asari faisait également partie du groupe d’intervention qui avait attaqué le complexe de Cerberus. Elle me stoppa et contînt mes pouvoirs. Ils faisaient partie d’une équipe de l’armée Concilienne, luttant contre Cerberus et les Moissonneurs. L’ignorant que j’étais alors fut difficile à convaincre mais ils parvinrent finalement à me raisonner. On m’apprit que mes compagnons s’étaient vus implanter un dispositif expérimental de contrôle que les scientifiques de Cerberus n’avaient pas hésiter à l'utiliser, obligeant ces derniers à servir de chair à canon. Quelques jours de plus et je me serais donc retrouvé parmi eux. J’étais le seul survivant.

Je fus extrait de cette planète et conduit dans un camp militaire sur une colonie voisine. Là, on m’offrit un choix : intégrer un des nombreux campements de réfugiés dans une colonie de l’Alliance Humaine ou m’enrôler dans l’armée Concilienne. Les quelques notions sur les mondes qui m’entouraient issus de l’éducation sommaire de Cerberus étaient bien légères pour une telle décision. La situation de guerre galactique dans laquelle nous nous trouvions n’avait aucun sens, aucune signification pour moi. Survivre pour retrouver mon frère était la seule chose qui en avait. J’avais pris le temps d’observer le campement, les gens qui y évoluaient, d’écouter leurs discussions. Une recrue comme moi allait devoir être formée avant d’aller au combat. Durant cette formation, j’allais apprendre tout ce qui me faisait défaut. Mes capacités seraient évidemment un plus pour y faire ma place et avec un peu de chance ma position m’aiderait à trouver des renseignements sur mon frère.

Je venais de découvrir que j’étais insignifiant dans ce vaste univers. La décharge m’avait appris que ce qui était insignifiant pouvait tout changer dans une vie. L’armée était un bon choix.

Balafre m’évoquant des souvenirs trop douloureux et n°6, mon numéro de cellule chez Cerberus, n’étant pas plus agréable, il me fallut m’inventer un nom. Je gardais au fond de moi ce souvenir de cette vieille console de jeu d’un autre temps que nous avions rafistolé dans la bande et de l’unique jeu que nous possédions : « Illusion of Times ». Chrysaor d'Helios. Ça sonnait bien.

Les années passèrent et je me taillai une solide réputation au cours de mes classes. Les vieilles habitudes ayant la vie dure, j’y nouai peu de liens, à l’exception de cette Quarienne discrète et étrange. Les Quariens étaient considérés comme des parias et leur mode de vie me rappelait la décharge. Comme moi, elle s’était enrôlée car elle n’avait eu d’autre recours pour survivre. Comme moi, elle était à la recherche de quelque chose. Je ne connaissais pas vraiment son histoire mais je voyais un peu de moi en elle et une amitié se forma. Mes aptitudes et les compétences de mon amie nous permirent de terminer en bonne position dans le classement. Nous allions être affectés à une garnison lorsque la nouvelle tomba : les moissonneurs avaient été vaincus. Nombreux furent ceux qui s’en réjouirent tout comme ceux, impatients de faire leur preuve, qui en furent déçus. Pour ma part, je savais ce que je valais et la fin de la guerre ne signifiait qu’une chose pour moi : de plus grandes chances de retrouver mon frère en vie. Pourtant… plus de vingt ans passèrent et aucune piste solide. Abandonner n’était pas dans ma nature. Inlassablement, efficacement, j’achevai les missions confiées par mon capitaine. Je montai en grade et en réputation. Ma fidèle amie Quarienne toujours à mes côtés.

Aujourd’hui, une offre m’a été faite. Une offre qui ressasse tous ces souvenirs car elle relance mon espoir de disposer des ressources nécessaires pour atteindre mon objectif : intégrer le Groupe d'Enquête, Infiltration et Sécurisation Trans'espèce, GEIST, sous les ordres de ni plus ni moins qu’un Spectre.

Une offre qui ne se refuse pas.


Dernière édition par Chrysaor le Sam 3 Juin - 22:09, édité 4 fois
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Re: Chrysaor - Background

Message par Eric L. le Ven 2 Juin - 13:41

(Excellent BG !)

Toutes mes félicitations pour vos faits d'armes, nous avons une grande nouvelle à vous annoncer. Rendez-vous à la Citadelle, voir le Sur-Amiral John Shepard.

Eric L.
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Journal de bord – SSV Saratoga - Jour 1 – Année 2205

Message par Chrysaor le Sam 10 Juin - 22:20

Jour 1 – Année 2205

Assis dans cette chambre spacieuse, à ce bureau qui désormais m’appartenait, tandis que le Saratoga filait à une vitesse supra-luminique, je tapotais mes doigts sur l’écran vierge, pensif.
Je m’attendais à beaucoup de choses mais pas vraiment à ça. Le nom de John Shepard sur la convocation m’avait laissé d’abord interdit puis fébrile. Imaginer que j’allais avoir l’honneur de rencontrer une telle légende avait balayé toute interrogation sur la raison de cette rencontre. Je ne m’attendais vraiment pas à cela.

Spectre.

Le mot était tombé aussi bruyamment qu’une épave de voiture dans la décharge. Etre en plus de cela intronisé par ni plus ni moins que le sauveur de la galaxie donnait à ce mot une résonnance presque…sacrée.

La Décharge puis Cerberus s’étaient occupés de forger pour moi une image de l’humanité tout à fait détestable. J’avais eu honte d’être Humain et bien plus en sachant que nous n’étions pas seuls. Tout chez nous m’apparaissait méprisable, vil et bas. Le Sur-Amiral Shepard avait fait évoluer ce sentiment. Alors que je faisais mes classes dans l’armée de l’Alliance, le premier spectre Humain ne cessait de faire parler de lui. Ses exploits successifs, sa renommée grandissante et ses coups d’éclats éveillèrent en moi un sentiment de fierté. Plus qu’un héros, il devint un symbole. Il ranima les cendres de mon humanité, dans tout ce qu’elle avait pu avoir de meilleur.

En y réfléchissant, au fond, il n’y avait rien de vraiment étonnant dans cette nomination. Mon mentor y était forcément pour quelque chose.

Je venais de réussir ma première année chez les cadets lorsque mon passé me rattrapa. Le Commandant Shepard s’était discrédité en condamnant des milliers de Butariens sans que la réalité des Moissonneurs ne soit prouvée. Cela m’ébranla et ces doutes firent ressurgir toute la colère qui était en moi. Les marques qu’avait laissé Cerberus dans mes chairs comme dans ma tête étaient plus profondes que ce que la Décharge m’avait permis d’encaisser. Sans mon frère, survivre avait été plus facile mais pas plus bénéfique. Certaines choses s’étaient affirmées plus que d’autres en moi et j’avais laissé le reste – plus encombrant – se consumer. L’empathie, la compassion, la joie.  M’accrocher à l’espoir de retrouver mon frère, et l’amitié de Nahel, cette jeune Quarienne avec qui je faisais équipe, m’avait gardé éloigné de mes démons et permis de conserver une certaine lucidité. Mon admiration pour Shepard avait ouvert une brèche dans ma cuirasse et sa déchéance soudaine l’avait élargie aussi facilement que le gel dans une fissure.

Je devins dangereux. Colérique, incontrôlable. J’étais bon pour la cour martiale quand elle intercéda en ma faveur. Jack, l’ancienne compagne d’arme de Shepard, me recruta et me forma.  Moi qui pensais n’avoir aucun égal, moi qui réduisais tout obstacle en miette, elle m’apprit l’humilité. Elle me poussa à bout, brisa mes barrières et m’aida à me reconstruire. Elle m’apaisa. Le contrôle du corps et de l’esprit ne pouvait s’apprendre qu’à cette condition.

Au bout de quelques mois, je réintégrai les classes et validai ma formation avec succès. J’intégrai l’armée au côtés de ma co-équipière Nahel, et même si les Moissonneurs étaient vaincus, ma formation ne cessa pas. A plusieurs reprises, entre les missions, je retournais voir mon mentor et affinai ma maîtrise. Je ne sus jamais vraiment pourquoi elle m’aida ainsi. Elle enseignait à tous les jeunes biotiques Humains – et il y en avait peu. Pourtant, j’avais le sentiment d’avoir une relation privilégiée. J’avais entendu dire que nous avions eu un parcours similaire, sans vraiment avoir eu plus de détails.

Aujourd’hui, tandis que j’écoutais les vrombissements discrets du Saratoga, contemplant l’immensité étoilée par le hublot de ma chambre, je ressassais cette phrase qu’elle avait prononcé à notre dernière rencontre :

« Ton frère ne doit pas être le seul but de ton existence »

J’avais l’intime conviction qu’elle avait glissé un mot en ma faveur.

Un point d’exclamation jaune clignota dans le coin supérieur droit de mon écran, m’indiquant que notre destination était proche. L’arrivée était imminente.

Je m’approchai de mon armure et regardai avec satisfaction mêlée d’anxiété l’inscription à l’intérieure : « Soyez dignes. John Shepard ». Etre commandant et Spectre allait me permettre d’avoir les ressources nécessaires pour poursuivre mon objectif mais un autre sentiment s’imposait à moi : le désir d’être à la hauteur. Le souvenir de cette bande que j’avais perdue sur Terre était encore vif. Les dossiers de tous les membres de l’équipage étaient toujours sur mon bureau, certains ouverts, à côté de notes griffonnées dans un coin. Certains avaient l’air compétents, d’autres moins. Tous étaient ici pour une bonne raison et s’étaient donné du mal pour y arriver.

Mon équipe me laissait encore perplexe. Je n’avais aucun doute sur les compétences et le courage de Nahel. Joel Baxter ressemblait à un vétéran dur à cuire, mais son air décontracté et sympathique ne parvenait pas à cacher cette lueur familière dans le regard. Enki le Drell était celui qui m’apparaissait comme le plus déroutant et mystérieux. Je n’étais pas encore arrivé à le cerner mais la froide colère qui avait percé dans sa voix à la mention de Cerberus était aussi quelque chose de familier.

La majorité des membres de l’équipage n’était pas formée au combat. Beaucoup n’avaient même probablement jamais tenu une arme. Il faudrait remédier à cela. Prévoir toutes les éventualités. S’assurer que tous puissent survivre au pire.

Ils méritaient tous d’avoir plus qu’un leader intéressé. Ils méritaient un vrai Commandant.

J’enfilai mon armure, vérifiai mes équipements, cachai plusieurs surrins dans mes bottes – une vieille habitude – et pénétrai dans l’ascenseur.

C’était le moment de devenir ce Commandant.
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