Louis-Arthur Griffont - médecin anthropologue

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Louis-Arthur Griffont - médecin anthropologue

Message par Eric L. le Dim 15 Oct - 10:44



Je me présente : Louis-Arthur Griffont. Médecin, anthropologue et philanthrope, venu sur Terre pour vaincre la mort elle-même, parfaire l'oeuvre de Dieu. Pompeux, n'est-ce pas ?

Mais commençons par le commencement, voulez-vous ?

Je suis né dans la charmante ville de Lanquetot, en Normandie. En cette année 1845, je fus comme un miracle pour mes parents, qui essayaient depuis des années d'enfanter, et qui m'accueillirent en leur foyer à l'âge déjà avancé de 40 ans : ils ne tardèrent pas à partir de leur belle mort, me laissant aux bons soins de mon oncle, baroudeur qui n'avait que faire d'un marmot de 5 ans. L'homme était égyptologue. Gagnant très bien sa vie, il me mit en pension jusqu'à mes 18 ans, âge auquel je partis à la faculté de médecine de la ville de Rouen. Six ans plus tard, j'ouvrais mon cabinet de médecine, dans la campagne normande. Entorses, chutes de cheval et accouchements dans de vieux corps de ferme étaient mon quotidien, jusqu'à l'annonce de la guerre contre la Prusse. Mobilisé, je partis sur le front.

Mes compétences de médecin de campagne furent mises à rude épreuve : des soldats amputés, des hommes piétinés par des chevaux ou grêlés d'éclats d'obus, la guerre m'apparut dans toute sa splendeur... Et pour des chicaneries de frontière, qui plus et. Je devins, à ce moment, résolument pacifiste. Et j'ose espérer qu'à l'aube du Vingtième Siècle, l'humanité soit suffisamment avancée, et développée, pour cesser ces batailles insensées et travailler ensemble pour repousser toujours plus loin les limites de la science.

Vous n'avez pas oublié ma bravade, au début de mon discours, bien sûr ? Cela arrive, prenez patience.

Vous comprenez, j'espère, qu'en tant que médecin, mon incapacité technique à sauver tous mes patients me pèse. Bien sûr, toutes ces morts ne doivent pas m'être imputées, mais plutôt au développement trop peu prononcé des nos techniques de soin. Si l'on y réfléchit, les médecins ont déjà énormément avancé depuis les âges sombres du début de l'humanité : une amputation ne tue le patient que rarement, la malaria se soigne très bien... Deux exemples parmi une foule d'autres. A contrario, un corps mort ne peut être relevé (bien que j'ai entendu parler d'un docteur en Suisse qui travaillait allègrement sur ce sujet, et approchait d'une solution).

Il est temps, et cela passera par une coopération mondiale, de briser les limites de l'être humain, de dépasser notre statut de singes savants. Certains peuples l'ont fait - je vous parle ici des Atlantes, ou même des "dieux" ou "héros" de l'Antiquité, très certainement des scientifiques se faisant passer pour des divinités auprès de la population crédule - et nous devons d'une part, retrouver leurs travaux, et d'autre part, les étudier pour aller encore plus loin. Que ce soit par la chimie, la chirurgie ou l’ingénierie (après tout, il est plus facile de changer les pièces d'une chimie que celles d'un corps, pourquoi ne pourrions-nous pas transférer nos esprits dans des corps de machines ?), l'homme doit se rapprocher du divin, afin d'être moins fragile ou même de vaincre la mort !

Ainsi donc, je marche sur les traces de mon oncle. J'explore le monde, l'histoire et la machinerie du corps pour aller là où personne n'est allé encore.

Eric L.
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