Nahel’Volhar vas Saratoga nar Lahenne - background

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Nahel’Volhar vas Saratoga nar Lahenne - background

Message par TiJess le Lun 3 Juil - 14:55

Née en 2171 d'une mère encore en long pèlerinage, je n'ai jamais connu mon père. Ma mère ne m'en a jamais vraiment parlé, répondant de manière vague et évasive à toutes mes questions. Je sais juste qu'il nous envoyait des messages en de rares occasions, preuve qu'il était bien quelque part, mais ces messages étaient toujours très brefs et d'une banalité! Bonne année. Bon anniversaire. Rien qui ne laissait transparaître d'émotion. Je me disais qu'il pensait tout de même à nous, peut-être par culpabilité de ne pas être à nos côtés, mais en même temps il n'a jamais vraiment semblé s'inquiéter de notre bien-être, encore moins du moyen de recevoir une réponse, d'ailleurs.
Vers l'âge de 7 ans, j'avais acquis suffisamment de connaissances informatiques pour tracer la provenance de ces messages venant d'un fantôme. En vain. Le bougre ne voulait visiblement pas être retrouvé.

Même si je sais ce qu'il lui a coûté de devoir m'élever seule, ma mère n'a jamais montré de signe de haine envers lui. Pourtant, il nous avait abandonnées... ou alors était-ce elle qui l'avait abandonné, lui? Peut-être était-ce son pragmatisme naturel qui lui dictait que cela ne servait à rien de regretter, d’imaginer comment aurait pu être une vie à trois qui n’était et ne serait pas ?

Et puis au bout d'un moment, plus rien. Les messages étaient tellement rares que je mis du temps à m'en rendre compte. J'avais de toute façon depuis longtemps abandonné l'idée que j'avais un géniteur, quelque part dans l'univers. Qu'il soit mort ou juste passé à autre chose, c'était son problème, pas le mien.


Mon éducation a été somme toute plutôt classique, comparée aux autres Quariens, mais quand même un peu plus appuyée sur la survie [[spécialité toxicologie]]. Bien sûr, les IA étaient mauvaises, les Humains de potentiels alliés – sans pour autant être amis, les Asaris respectables, les Galariens compétents mais fous, et toujours se méfier de toutes les autres races.

Cependant, alors que nous récupérions des pièces dans un vaisseau abandonné dans les systèmes Terminus, une IA m'a protégée. Enfin je crois. Peut-être était-ce une question d'équilibre, de neutralité: nous étions tombés dans une embuscade, et un bosh’tet d’Humain me torturait depuis des heures, il avait volontairement percé ma combinaison par endroits, et me frappait, me cassait des os, juste pour le plaisir, alors que j'étais seule & sans défense, comme un enfant qui arrache les ailes d'une mouche pour voir jusqu'où il peut aller sans la tuer. J’ai vraiment cru que mon heure était arrivée, je commençais à perdre connaissance, quand j’ai vu (ou cru voir ?) cet être synthétique sorti de nulle part s’interposer et maîtriser l’Humain. Certes, ce n’était pas un Geth, les pires de toutes les IA, mais cela restait un être artificiel, créé de toutes pièces par un organique. Et surtout il m’a sauvé la vie en faisant fuir mon agresseur.

Puis ce fut le trou noir. Je ne sais pas exactement comment s’est déroulée la suite, mais ma mère m’a trouvée inconsciente à l’endroit même où j’avais été attaquée, mes signes vitaux faibles mais relativement prometteurs au vu de la violence que j’avais endurée. Après quelques jours dans le coma, suivis d’un long séjour en soins intensifs, je fis part de mes observations à ma mère, qui me répéta que j’avais dû rêver, je délirais, qu'une IA finirait forcément par se retourner contre les organiques. Mais cette fois, et les fois suivantes, je sentis moins de conviction dans sa voix.
Quoi qu'il en soit, à 9 ans, cela ébranla tout ce qu'on m'avait appris et je me mis à douter de tout.


Ce fut cet acte ignoble qui encouragea ma mère à nous faire nous installer sur la Flotte Nomade, plus précisément à bord du Lahenne, parmi les « nôtres », bien que je n’aie grandi auprès d’aucun d’entre eux. J'ai donc essayé tant bien que mal d'enfouir ce souvenir dans un coin de mon esprit. Personne sur ces vaisseaux n’aurait accepté que l’on évoque un être artificiel avec le moindre doute quant à leur nocivité.

Mais la graine était plantée et a fini par germer. Je me créai un ami imaginaire. Mes proches mirent cela sur le compte du traumatisme de cette attaque. Sauf que cet ami n'était pas si imaginaire que ça vu que j’avais développé et programmé « Erlym » dans mon omnitech [[spécialité IA]]
Cet ami a toujours été d'un soutien précieux. C'est grâce à lui que j'ai réussi à surmonter de nombreuses épreuves, à commencer par survivre psychologiquement au choc de mon agression. Depuis, à chaque fois que je suis en difficulté, je sais que je peux compter sur lui, au mieux pour me conseiller, au moins pour m’encourager et me soutenir.

Erlym n’est pas plus bavard que moi. Les échanges de banalités l’ennuient et si un sujet ne l’intéresse pas, ses réponses sont les plus brèves possibles – quand il prend la peine de répondre. Au contraire, il se passionne pour les végétaux de tous types, connaissant l’effet de chaque sur telle ou telle race, en particulier les plantes qui soignent, mais aussi celles qui sont toxiques, celles dont on tire les poisons, celles qui créent une dépendance.
Comme toute IA, il est très pragmatique, ce qui peut parfois m’aider à garder mon sang froid, mais il n’empêche qu’il peut exprimer de l’empathie envers moi, ma mère, et surtout envers les animaux, et il a tendance à considérer les non-végétariens comme des « mangeurs de consciences ».


Et puis vint le jour où je dus partir à mon tour en pèlerinage.
Je pense qu'au fond de moi je savais déjà que je ne reviendrais pas dans la Flotte Nomade.


J'errai pendant un certain temps, ne sachant que ramener à la Flotte, ne voulant pas trouver quelque chose d’assez utile qui me forcerait à revenir. Toujours assez solitaire, me contentant de la compagnie de mon ami artificiel, je ne gardais aucune attache quelle que soit la planète où je séjournais.

Puis je finis par m'engager. Je suppose que je voulais prouver la valeur d'une quarienne, tout en défendant l'égalité des races. Tout individu pouvait être bon ou mauvais, quelle que soit son origine. J'eus encore une fois la preuve de cette affirmation: l'un de mes camarades humains, Chrysaor, a passé son enfance dans "la Décharge", comme il l'appelle. Au vu de l'environnement dans lequel il a grandi, des épreuves qu’il a traversées, bien rares étaient ceux qui auraient deviné qu'il deviendrait l'un des meilleurs éléments de l'armée.
Comme aucun de nous n’avions l’habitude de tisser des liens, nous avons pris l’habitude de nous entrainer ensemble : pas de chichis, pas de palabres inutiles, juste se battre pour la vie. Puis, après la défaite des moissonneurs, nous avons enchainé les missions qui nous ont permis de nous forger une solide réputation, chacun spécialisé dans notre domaine de prédilection : Chrysaor, grâce à ses puissants pouvoirs biotiques, est monté en grade en tant que Némésis ; pour ma part, je mis en application mes connaissances en ingénierie pour devenir Machiniste.


Mon but était de rejoindre un GEIST, qui comme son nom l'indique correspond plutôt bien à mon état d'esprit; Trans'espèce, Infiltration, des mots qui me parlent. Et il semblerait que je sois très près d'atteindre ce but : après toutes ces années, je viens d'être convoquée pour travailler sous les ordres d'un SPECTRE.

TiJess

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Date d'inscription : 06/06/2017

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